Projection au ciné-parc Laval

Puisque c’est apparemment dans l’air du temps, nous avons fait une petite sortie ciné-parc au début juin. C’est non pas le futur Royalmount qui a retenu notre attention, mais l’ancien ciné-parc Laval, au bord de la 15 — un immense terrain en friche fréquenté par un public bigarré de promeneurs, d’aventuriers en jeep, de bums, de chiens et de lièvres. Pour une rare fois, nous projetions dans un lieu explicitement conçu pour le cinéma.

Triptyque aux Archives nationales

Pendant que les archives dormaient paisiblement, nous avons profité de l’obscurité pour nous installer derrière l’édifice des Archives nationales et projeter sur un grand mur qui nous faisait de l’oeil depuis longtemps. Au menu de ce triptyque à trois projecteurs: des images végétales, un panorama vaporeux de Table Mountain tourné par un membre du collectif en Afrique du Sud, et une scène d’émeute de Béla Tarr.

 

Projection en forêt

Histoire de souligner la fin de l’été, nous avons organisé une sortie sur la terre d’un des membres du collectif à Val-des-Monts, dans l’Outaouais. La nuit était très noire, et nous nous sommes amusés à projeter des images, pour la plupart créées sur les lieux pendant la journée, sur la colline boisée devant la rivière. Les castors qui vivent là ne s’attendaient probablement pas à cette soirée de projection, mais ils ont été bon public.

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Hommage à Agnès Varda

Dans la nuit du 2 avril, quelques jours après la mort de la cinéaste Agnès Varda, nous avons bricolé quelques images et mots de Varda et de ses films pour les projeter dans la ville, de la rue Viger aux abords de Farine Five Roses pour finir sur le palais de justice. Des images de femmes marchant seules, farouches ou inquiètes, chantantes ou non, amantes, qui bougent pour toujours dans nos têtes.

Ce terrain a aussi mené à l’organisation d’une projection à Kabane77 en septembre.

Infirmières en colère

Après notre participation aux premiers États généraux des soins organisés par les infirmières, qui s’organisent pour dénoncer la crise dans le système de santé public, nous avons fait une virée en camion à travers la ville en soutien au mouvement. Une batterie de bateau, un rétroprojecteur, des acétates – c’est tout ce qu’il nous fallait, comme pendant Action indirecte III, pour illuminer ces façades d’hôpitaux et autres édifices médicaux où ça commence à bouger.

Rétroprojection analogique pendant Action indirecte III

La troisième édition d’Action indirecte, qui avait lieu en hauteur dans un atelier du complexe de Gaspé, a offert le contexte idéal pour renouer avec l’analogique et tester les possibilités d’un rétroprojecteur. À partir du palier du 8e étage, nous avons projeté sur les murs extérieurs du bâtiment et les toits environnants quelques acétates de texte, assurément visibles de très loin…!

Projection du toit du Belgo pendant une manifestation

Nous avions prévu de longue date réaliser une intervention pour le festival Organigramme à partir du toit de l’édifice Belgo en mars, mais nous n’avions pas anticipé qu’une manifestation étudiante aurait lieu le même soir. Dès que nous l’avons su, nous avons préparé un peu de matériel subversif et projeté le tout, sous le vrombissement de l’hélicoptère de police et les tirs de grenades assourdissantes…